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Le 03-09-2007 10:08
 

Championnats du monde 2007 - BILAN

«LE NÉGATIF L'EMPORTE SUR LE POSITIF»

Elodie Guégan, sur 800m, est l'une des rares satisfactions françaises à Osaka. (L'Equipe)
Bernard Amsalem, président de la Fédération française, et Franck Chevallier, directeur technique national, ont fait le bilan des Mondiaux d'Osaka. Avec seulement deux médailles d'argent, pour Yohann Diniz (50 km marche) et Romain Mesnil (perche), la déception prime forcément.

«Amertume et insatisfaction» pour Bernard Amsalem

Le lieu est identique - un salon feutré d'un grand hôtel d'Osaka où a logé l'équipe de France - et les interlocuteurs aussi. Il n'y a que le jour qui a changé. Dimanche, Bernard Amsalem, président de la Fédération française, et Franck Chevallier, directeur technique national, ont dressé le bilan de leur délégation au Japon. Jeudi dernier, ils avaient déjà tenu pareille conférence de presse pour expliquer les diverses déroutes des Tricolores. Trois jours après, ça va un peu mieux. Samedi, Yohann Diniz (50 km marche) et Romain Mesnil (perche) ont apporté à la France deux médailles d'argent. Mais c'est insuffisant pour être enthousiaste..

«Je repars d'Osaka avec de l'amertume et de l'insatisfaction, déclare ainsi Bernard Amsalem. Certes, il faut remercier les deux médaillés et retenir qu'il y a quelques jeunes qui se sont bien comportés. Mais je ne peux pas être satisfait par rapport aux Mondiaux de 2003 et de 2005. A l'époque, les prévisions étaient meilleures mais le résultat ici aurait pu être plus honorable. Pour moi, le négatif l'emporte sur le positif.» Et le président de la FFA se veut même particulièrement sévère à l'encontre de certains athlètes : «L'année prochaine, à Pékin, on n'emmènera pas des personnes qui se comporteront en touriste, qui visitent ou qu'on retrouve dans les magasins. J'ai noté que certains n'ont pas été capables de se sublimer. Pour moi, seulement quinze-seize athlètes ont donné satisfaction.» Et Franck Chevallier de renchérir : «Pour aller aux Jeux, le comportement enregistré lors des précédentes compétitions entrera aussi en ligne de compte. On ne donne pas à quelqu'un une chance de participer aux Jeux Olympiques. Il y va s'il a une capacité à faire quelque chose

«2008 se passera mieux que 2004»

Le directeur technique national avait commencé par chiffrer le bilan de l'équipe de France à Osaka. Donc deux médailles au Japon contre sept en Finlande il y a deux ans, dix finales ici contre treize en 2007, vingt-et-une places de demi-finaliste cette année contre dix-neuf à Helsinki. Et 50% des athlètes de la délégation française ont progressé contre 40% en 2005. «Il faut aussi s'attarder sur la grande densité des compétitions à Osaka, a ajouté Franck Chevallier. Par exemple, Vanessa Boslak et Leslie Djhone auraient été médaillés en 2005 avec leurs résultats de 2007. Et il faut aussi noter que l'équipe de France présente à Osaka était plus jeune de quatre ans que celle engagée en Finlande. Donc, vu comme ça, l'équipe de France n'a pas été si mauvaise que ça.» Et le DTN de citer Fadil Bellaabouss (400m haies), Elodie Guegan (800m) et Sophie Duarte (3 000m steeple) comme les satisfactions parmi les jeunes. Plus un collectif de marcheurs emmené par Yohann Diniz qui a obtenu les meilleurs résultats. «Yohann voulait cette médaille et il était attendu par tout le monde, glisse à son tour Bernard Amsalem. Romain avait notre confiance depuis son comportement à Göteborg. Il a fait un concours intelligent avec des risques mesurés.» Inversement, les faillites ont pour nom Baala, Barber, Doucouré ou encore Hurtis sans oublier les relais.

«Mais maintenant on peut faire mieux en optimisant la préparation, annonce Bernard Amsalem. Certes, on ne maîtrise pas tous les paramètres. Il y a l'éparpillement des athlètes, les méthodes des entraîneurs. Il y a aussi le fait que l'athlétisme demeure complexe avec différentes cultures. Et puis il faut aussi hiérarchiser les rendez-vous. Aux Europe, on peut tout essayer, faire toutes les expériences. Aux Mondiaux, il faut déjà prouver qu'on est en mesure de réaliser une performance. Aux Jeux, il faut que l'athlète sélectionné soit capable de figurer dans les seize premiers de sa discipline.» Bernard Amsalem se veut finalement optimiste : «On retrouvera la réussite de 2003 et de 2005 et 2008 se passera mieux que 2004 (NDLR : deux médailles de bronze pour l'équipe de France).»

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